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19ème Festival de Dour


Jeudi 12 Juillet

 

22:20-23:15
Vive La Fête
(The Last Arena)

On imagine très mal que vous n’ayez pas vu une fois dans votre vie la bande à Els Pinoo et Dany Mommens. Ils ont tellement écumé toutes les salles et foires agricoles du pays que l’on pourrait croire que c’est un groupe wallon. Il n’y a que l’Eurovison qu’ils n’ont pas (encore) tenté! Bref, si vous n’êtes toujours pas lassés par cet életroclash sexy et désinvolte pompant joyeusement une certaine new wave des années 80, sachez que Vive La Fête sera à Dour.

00:00-1:15
Wu-Tang Clan
(The Last Arena)

Honte à nous, on est loin d’être des spécialistes du Wu-Tang Clan. Pourtant, cette grosse référence du hip-hop américain jouit d’une aura presque culte et quand on entend le travail de RZA, une des têtes pensantes du collectif, sur les bandes originales de Ghost Dog de Jim Jarmusch et du Kill Bill de Quentin Tarantino, on se dit qu’on rate quelque chose.

1:20-2:20
The Cinematic Orchestra
(Dance Hall)

Que faut-il espérer du set de The Cinematic Orchestra ? Ma Fleur, le dernier album délaisse les grooves imparables et l’influence jazz pour une musique jolie comme tout, mais anesthésiante à souhait. Si leur set ne fait pas tourner leur ancien répertoire, on voit mal comment il pourrait capter l’attention à 1h30 du matin.

2:20-3:50
DJ Food & DK
(Dance Hall)

Amateurs de DJ sets brassant "un patchwork indescriptible de genres musicaux et autres spoken words""Primal Scream passe en mode funk" et "New Order se déhanche sur de la dub" (source: dourfestival.be), DJ Food est fait pour vous.

3:50-5:00
Coldcut
(Dance Hall)

Rien que parce qu’ils ont fondé le cultissime et excellent label Ninja Tune, Coldcut mérite le respect, mais en plus, le groupe a donné un sens au VJaying et a sorti quelques albums imparables qui en font des véritables génies du sampling.

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Vendredi 13 Juillet

 

15:30-16:30
A Hawk And A Hacksaw
(La Petite Maison dans la Pairie)

B-SIDE ROCK décrit bien la chose en disant que "les fans d’Emir Kusturica et Goran Bregovic seront ravis" et que "les sonorités sont très “tziganes” avec une pointe de trompettes mariachis".

15:30-16:20
Erase Errata
(Dance Hall)

Oh non... Encore un groupe de riot grrrl. Reste que les filles derrière Erase Errata ont pour elles l’avantage d’avoir reçu la bénédiction de Sonic Youth et lorsqu’on écoute Nightlife, leur inusable dernier album, on se dit que ce n’est vraiment pas volé.

16:10-17:05
The National
(The Last Arena)

Avec leur dernier album, Boxer, The National se montre "moins électrique" et "joue avec subtilité des contrastes, inventant une pop feutrée et enfumée", comme l’a bien résumé Bon pour les oreilles. Ici, on est assez mitigé, mais on a hâte de juger cela sur scène, domaine où le groupe excelle.

17:00-18:00
Herman Düne
(The Red Frequency Stage)

Si comme la CASACOSMANI, vous n’aimez pas "les clochards célestes" arborant "des barbes à poux", passez votre chemin. Par contre, si vous êtes le genre de personne susceptible d’accrocher à une pop "d’une fraîcheur et d’une simplicité à toute épreuve flairant bon les 60’s" (dixit Liability Webzine), on vous conseille de prêter une oreille distraite à Herman Düne.

18:00-19:00
Hot Chip
(The Last Arena)

"Délicieusement eightie’s, saupoudrée du sucre des ritournelles enfantines : l’indéniable qualité du groupe réside dans son aisance mélodique." Hot Chip est le genre de groupe qu’on écoute "avec deux kilos de matière grise en moins." C’est fluctuat.net qui l’écrit, mais on est bien d’accord avec cette analyse.

19:30-20:30
The Horrors
(Dance Hall)

The Horrors, c’est du post-punk psychédélico-déglingué diaboliquement efficace. Ils sont peu à officier dans ce registre et le look grand-guignol de The horrors nous fait dire qu’il ne faut vraiment pas rater l’occasion de voir ces bêtes-là sur scène.

21:30-22:30
Stereo Total
(Eastpak CORE Stage)

Amateurs de musiques minimalistes remuantes aux paroles kitsch, Stereo Total est fait pour vous.

22:00-23:00
Clap Your Hands Say Yeah
(The Last Arena)

Les CYHSY reviennent de loin. Après une première tournée calamiteuse, le groupe a signé un excellent deuxième album allant dans les tous les sens et, cerise sur le gâteau, a signé une prestation plus qu’honorable lors de leur dernier passage à l’Ancienne Belgique.

22:00-23:15
ADULT.
(Dance Hall)

Ici, on adore l’electro-punk sombre et glacial d’Adult..

23:00-23:50
Shy Child
(Eastpak CORE Stage)

Si le côté sombre et glacial d’Adult. vous refroidit, il vous restera toujours la possibilité de vous réchauffer sur cet équivalant kitsch et nettement plus jovial qu’est Shy Child.

23:00-00:00
Bright Eyes
(The Red Frequency Stage)

Bright Eyes, c’est Conor Oberst, un jeune prodige de 27 ans que certains n’hésitent pas à qualifier de nouveau Bob Dylan. Jusqu’ici, le petit, qui a une carrière déjà bien remplie, s’en sortait bien. Las, Cassadaga, son dernier album, laisse penser que le jeune souffre du syndrome de la page blanche.

1:45-2:45
Black Strobe
(Dance Hall)

Black Strobe, c’est un paquet de remixes fracassants et depuis peu, c’est aussi Burn Your Own Church, un album lorgnant clairement vers le rock industriel qui fait du bien par où il passe.

2:45-3:45
Digitalism
(Eastpak CORE Stage)

S’ils étaient français, il y a fort à parier que le duo derrière Digitalism serait comparé à Daft Punk. Heureusement, au lieu de passer leur temps à imaginer des visuels laids comme une cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, ces allemands pondent une musique ultra-dansante qui a vraiment de la gueule.

 

Samedi 14 Juillet

 

18:15-19:00
Part Chimp
(La Petite Maison dans la Pairie)

Du noise-rock qui récure bien les oreilles. C’est signé sur le label de Mogwai et leur prestation à la dernière édition du festival Rhâââ Lovely en a laissé plus d’un sur le cul.

19:00-20:00
The Two Gallants
(The Red Frequency Stage)

"Le chanteur a une voix éraillée à la Kurt Cobain et attire facilement le regard de midinettes pseudo-rebelles. De son côté, le batteur, les cheveux devant les yeux, suit parfaitement les conseils grappillés dans le petit Dave Grohl illustré. La comparaison s’arrête là" et le rappel des faits, c’est ici.

19:30-20:20
Michael Gira
(La Petite Maison dans la Pairie)

Si on vous dit que Michael Gira, c’est le monsieur qui a créé le label phare dans ce retour d’un certain folk-psychédélique incarné par Devendra Banhart et Akron/Family, tout est dit.

21:00-22:00
Griots & Gods
(La Petite Maison dans la Pairie)

On est vraiment curieux de voir ce que peut donner cette association expérimentale entre ces vétérans de l’électro-industriel qu’est The Young Gods et ces jeunes ex-condamnés à mort jouant du hip-hop bruyant pour tueurs à gages que sont Dalëk.

22:35-23:35
The Notwist
(La Petite Maison dans la Pairie)

Ici, on est adepte du slogan "No morr music" parce qu’on n’en peut vraiment plus de l’electro-rock mélancolique sentant bon l’Allemagne de l’est de The Notwist. Pourtant, c’est vraiment bon, mais le groupe a tellement usé son style jusqu’à la moelle en signant un tas de clones sur son label Morr que l’on ne peut vraiment plus voir ce groupe en peinture.

23:30-00:30
Girls In Hawaii
(The Red Frequency Stage)

Inutile de présenter les Girls In Hawaii. C’est le groupe qui, sans le vouloir, a transformé la Wallonie en espèce de Pop-Rock Academy. Miraculeusement, ils sont parvenus à garder les pieds sur terre. Leur niveau d’intégrité est tel que l’on pourrait les qualifier de Noir Désir wallon. Leur nouvel album a d’ailleurs été en partie produit par le producteur de Des visages, des figures. On est curieux d’entendre le résultat.

1:00-2:00
Autechre
(La Petite Maison dans la Pairie)

A l’instar du Wu-Tang-Clan, on a peut-être le tort de ne s’être jamais penché sur le cas Autechre. Ce groupe doit pourtant être, avec Aphex Twin, une des références les plus citées dans le milieu de la musique électronique.

1:15-2:45
Justice
(La Petite Maison dans la Pairie)

Eux, ils sont français et donc, on les compare souvent à Daft Punk. A juste titre, Justice n’apporte pas grand-chose à la musique électronique si ce n’est son lot de nouveaux tubes potentiels mélangeant samples archi-reconnaissables et basses granuleuses qui vous chatouillent l’anus.

2:30-3:30
Vitalic
(Dance Hall)

Vitalic est francais, mais contrairement à Daft Punk, a le mérite d’avoir pondu OK Comboy, un album aux mélodies imparables qui s’écoute encore deux ans plus tard. Ce qui n’est pas mal pour de la musique électronique.

 

Dimanche 15 Juillet

 

19:05-20:05
Tomàn
(Club-Circuit Marquee)

On compare souvent Girls In Hawaii au Grandaddy. C’est la même chose avec Tomàn. De là à dire que Tomàn est le Girls In Hawaii flamand, il y a un pas que nous ne franchirons pas.

20:00-21:00
Sunn O)))
(La Petite Maison dans la Pairie)

Certains se souviennent peut-être du dialogue entre deux spectateurs anonymes que nous avions retranscrit dans la veille mouture de Zabladowski à l’occasion du dernier passage de Sunn O))) à l’Ancienne Belgique. "Moi, j’ai un tympan qui va péter" disait notamment un de ces deux spectateurs.

20:50-21:50
Black Rebel Motorcycle Club
(The Last Arena)

On en a déjà parlé sur Zabladowski. Après une parenthèse folk, Black Rebel Motorcyle Club revient avec un paquet de chansons bien rock n’ roll "tellement jouissives qu’on aurait peur de les user à force de se les passer en boucle", comme l’a bien imagé K-web

21:50-22:50
Katerine
(The Red Frequency Stage)

Faut-il encore présenter ce joyeux énergumène désinvolte qu’est Katerine? Non! Il suffit juste de dire qu’il faut crier "J’adore"!

22:35-23:45
Wilco
(The Last Arena)

Eux aussi, on en a déjà parlé sur Zabladowski. Injustement méconnu dans le sud du pays, Wilco transcende l’americana avec un brio tel que certains n’hésitent pas à qualifier le groupe de Radiohead de l’americana.

23:55-1:40
Amon Tobin
(The Last Arena)

Avec The Foley Room, Amon Tobin signe son album le plus complexe et le plus ambitieux. Les morceaux reposent sur des techniques de bruitage. Malheureusement, comme à l’accoutumée, Amont Tobin ne fera qu’un DJ set. Quand pourra-t-on profiter de son travail en live?