(...) Pulse s’éloigne comme prévu de l’approche cérébrale et allégorique du chef d’œuvre de Kiyoshi Kurosawa pour s’ancrer plus directement dans la série B. Ainsi le film, très balisé, réserve ses gentils moments crapoteux, photo verdâtre, décor lépreux et grondement sonore à l’appui, mais se vautre régulièrement dans les effets faciles, salopé par un montage surexcité en chichis, reliant comme il peut les bouts d’une narration à trous et aux personnages laissés en plan. (...)
(...) Des images bleues, noires, tirant sur le glauque et le délavé, une psychologie de bazar et une filiation japonaise trop identifiable rendent Pulse très classique et en diminuent fortement l’originalité potentielle. Et si il est vrai que "l’épidémie" qui se répand dans toute la ville est une bonne trouvaille qui augmente le côté terrifiant, on regrettera que les jeunes interprètes ne soient pas non plus à la hauteur. Mattie, l’héroïne, interprétée par Kritsen Bell, sorte de sous compromis entre Naomi Watts et Sarah Michelle Gellar, ne parvient pas à rendre les situations plus crédibles ni plus effrayantes... (...)
(...) En technicien plutôt doué, Jim Sonzero met en scène une histoire convenue mais le fait plutôt bien, même si la tendance surexplicative (...) alourdit un rythme déjà pas forcément très emballant… Visuellement, l’approche est assez osée pour une production Dimension visant un public jeune, la photographie glauque quasi-monochromatique participant pour beaucoup à la relative réussite des quelques scènes de suspense fonctionnelles. Le film touche donc occasionnellement au but, sur la base du divertissement sans surprise, agrémenté de temps à autres d’idées judicieuses mais sous-exploitées. (...)
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