(...) Le groupe se présente comme étant à la frontière du post-punk du riot grrrl du no wave et du free Jazz. Effectivement, Erase Errata c'est un peu tout ça à la fois et je trouve leur dernier opus très réussi, très énergique et rythmé, et finalement assez dansant, plus "mélodique" que les deux précédents albums. Les morceaux sont bruts, courts en général (...) En bonnes féministes anti-capitalistes, Les parole de EE, incisives, nous parlent du monde horrible dans lequel nous vivons (...)
(...) Nightlife est un album que peu n'arrivera pas à digérer tellement il est immédiat et court. Il est facilementpossible d'en extraire une sélection de morceaux qui pourraient facilement se glisser entre les Pixies et le Le Tigre dans un set de n'importe quel club indie (...)
(...) Que le groupe est moins simplement bruitiste que dépositaire d'un punk abrasif, free et un rien intello ; conditions qui n'ont jamais exclu un destin pop. Qu'il se rattache plutôt aux riot grrrls de San Francisco, qu'il est l'archétype même du combo DIY qui tourne énormément, collectionne les t-shirts, les tracts ronéotypés et se fait citer en interview par Sonic Youth. Ou encore : Erase Errata, des sosies d'héroïnes de Daniel Clowes qui pratiquent une "no-wave aux confins du free-jazz sonnant comme la rencontre de Captain Beefheart et des Minutemen3. Du post-punk plus ou moins ouvertement féministe, de dignes représentantes de la parité hommes/femmes dans le rock. On nous dira beaucoup de conneries d'étudiants en journalisme, en somme. Dans ces trucs, tout n'est pas totalement faux ou infondé. Mais c'est vite catégoriser un groupe qui sort justement du lot, c'est épingler l'étrange plante dans l'herbier alors qu'elle ne demande qu'à être fumée jusqu'à ce que son principe actif ne bastonne complètement le cerveau. Car c'est surtout ça, Erase Errata : un truc qui cogne et qui tranche, qui fait perdurer le post-punk à la Rough Trade des années 80 plutôt que de jouer le jeu des magazines fashion ; avec James Murphy aux manettes du remix, par exemple… (...)
(...) Ces filles sont terribles. (...) Elles incarnent New-York dans sa forme la plus déstructurée et pourtant hyper catchy. Les guitares à la The Ex me mettent la tête à l’envers. Claque similaire pour le dernier album ! (...)



