(...) Dans ses meilleurs moments, on pense à Coldplay prenant un virage à gauche ou vaguement à Talk Talk ou David Sylvian. Through a Windowpane rappelle Simple Minds juste avant qu’ils perdent leur inspiration. Les 12 minutes de Sao Paulo ont le refrain d’un Elton John de la grande époque, mais se perdent dans leur épilogue. Un premier album frustrant.
En quelques mois Guillemots est passé de l’anonymat au statut de meilleur espoir de la scène anglo-saxonne (...). Le presse crie au génie, encensant les prouesses musicales et l’imagination flamboyante du groupe, effectivement démontrées avec tant de classe et de brio sur le mini LP From The Cliffs. Avec la sortie de Through The Windowpane, tous les yeux sont aujourd’hui rivés sur Guillemots, apparemment prêt à transformer l’essai. Malheureusement ce premier opus n’a pas la pertinence du huit titres qui l’a précédé et son approche est bien plus difficile, pour ne pas dire laborieuse. La formule est pourtant la même, mais Fyfe Dangerfeld et ses compères semblent vouloir trop bien faire, d’où un résultat un peu forcé qui a bien du mal à décoller (...)
(...) Et donc là j'écoutais Guillemots, quator anglais qui ont récemment sorti un p'tit album bien sympa, et y'a cette chanson : If the world ends. Je ne vous cacherai pas qu'à la première écoute j'ai bien rigolé, et les ai classé direct dans la catégorie des "t'es gentil gamin, mais on n'y croit pas une seconde à ton truc, c'est tout juste bon à faire pleurer une minette qui vient de voir la planete des singes". En effet, synthé planant, vocalises maniérées, le début du morceau on dirait un peu un slow de Queen. (...) Alors, pas tip-top comme première impression... La voix, on dirait du Scorpion ... A croire qu'ils font exprès. (...)



