(...) Ce n'est pas que le disque soit plat, il ne l'est pas (...). Mais on attend aujourd'hui de Cocker plus qu'un menu, qu'une liste d'ingrédients, aussi stylés soient-ils (...)Jarvis n'épouse plus le radical de l'époque, sa pulpe, son coeur ; il n'en est plus qu'un préfixe futile, une fibre affaiblie, une pustule charmante, car bénigne. This is softcore, et c'est triste et beau à la fois.
Sur Jarvis, le nouvel album solo, c’est plus rare mais quand ça pète, c’est méchant. L’album est en gros une plaisante bande originale pour le réveillon de Noël. Jarvis Cocker fait le crooner, un peu glam sur les bords. Il cherche le tube, touille du travail respectable. C’est joli tout plein mais on peut penser qu’il cachetonne facile histoire de se payer ses prochaines débilités avec Relaxed Muscle ou même reformer Pulp. C’est un joli disque pour adultes, middle of the road, fédérateur, un rien emmerdant même si plutôt sympathique. Sauf qu’il y a Fat Children et Disney Time en guise de coussins péteurs, deux morceaux qui font déraper la soirée familiale, crisser le dentier de mémé. Fat Children, c’est de l’ordre des Strokes repris par Pulp et ça pète dru. Disney Time, c’est un morceau glauque très instrumentalisé comme on en trouvait plein sur We Love Life.
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