Un ami m'a dit, on appelle ça du spazz, ou du moins on met le mot spazz dedans. Spazz-rock. Comprendre, tressaillant, chaotique, compliqué, éduqué, épileptique, toujours sur le fil entre complexité math et n'importe quoi noise. On ne sait vraiment jusqu'où le vocable remonte précisement (...), mais apparemment, ça concerne peu ou prou toutes les tentatives art rock eruptées par le tout venant freak rock US de ces dernières années qui ne fait pas du post-rock (...) Leurs chansons à tiroir prennent donc tout leur sens dans un lyrisme au bord du gouffre, à la limite du sale, mais sans jamais mettre le moindre orteil dedans : le magnifique 40000 dollars plus interest s'étire exactement comme un morceau de Radiohead joué par Animal Collective (...) Ca marche bien, donc, avec un son charmant de surcroît, c'est du spazz pour jeunes, peut-être, et ça fait, doublement, un disque de pop très excitant parce qu'éventré de milles crachats de bruits et de rythmes cassés en mille morceaux, et un disque d'art rock bizarrement émouvant. Bonne pioche.
(...) Une voix suspendue au-dessus du vide. Une musique sur le fil. Une sérénité quasi mystique. Puis, le séisme. Des déflagrations sonores aux conséquences lourdes. Un rock (art) brut qui semble échapper à ses concepteurs : Volcano! est imprévisible, sauvage, saisissant. Mark Cartwright (machines, mélodica et autres), Sam Scranton (percussions…) et Aaron With (voix, guitare) viennent de Chicago, ville marquée au fer blanc par le post rock. Cependant, c’est souvent du côté du Canada (...) que penche la musique de Volcano ! (...)
Vous pouvez lire également au sujet de cet album Bonnes pioches dans le Journal de bord de Zabladowski



